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1967 : l’Aronde 2 janvier 2011

Posté par scblois dans : Souvenirs , trackback

penne.jpgPenne du Tarn : les ruines du château surplombant le village.
Dans les débuts du club, hormis Pierre Saint-Michel, personne n’avait le permis, et encore moins de voiture. Les sorties à Orchaise se faisaient à vélo, à Solex, ou tout simplement à pied. Parfois, on se faisait déposer par les parents ou un frère aîné… En 1967, pour notre second camp d’été à Penne du Tarn, Philippe Bonilli se lance dans l’acquisition d’une Simca Aronde. Marché conclu pour 300 Francs ( !) auprès d’un serveur du bar de l’Agriculture, après un bref essai dans les rues de Blois.
Philippe n’avait pas encore le permis, il attendait pour cela ses dix-huit ans, mais François Gauthier venait de décrocher le fameux carton rose, et c’est donc lui qui serait préposé à conduire l’Aronde jusqu’à Penne. Nous partons de Blois sur les coups de 3 heures du matin. Nous n’avons pas fait 10 km en direction du sud que, traversant le Bourg de Cellettes, en plein virage, le levier de vitesse saute, le moteur s’éteint en même temps que les phares. François parvient à se garer sans encombre, et nous ouvrons le capot : la batterie, mal fixée, était sortie de son logement. Plus de peur que de mal, et nous repartons aussitôt. Arrivés à Contres, première bifurcation, nous oublions de prendre la direction de Châteauroux. Qu’à cela ne tienne, pour éviter de faire demi-tour, nous décidons de prendre le premier chemin qui se présente sur notre gauche, et qui logiquement doit nous ramener sur la bonne route. En fait, nous nous retrouvons en pleine nuit dans une cour de ferme, entourés de volaille caquetante, et poursuivis par les aboiements des chiens ! Demi-tour forcé donc, et tout rentre dans l’ordre pour quelque temps… Un peu plus loin, nous sommes intrigués par les appels de phares des automobilistes qui nous dépassent. L’un d’entre eux finit par s’arrêter devant nous, et nous signale que des gerbes d’étincelles sortent de sous notre voiture. Nous y regardons de plus près : le pot d’échappement traîne par terre ! Première réparation de fortune : Gérard Boucher sacrifie sa ceinture, qui permettra de fixer provisoirement le pot. Sur ces entre faits, le jour s’est levé, et le conducteur novice – il n’a que huit jours de permis ! – peut mieux se rendre compte de son cap. François : «je suis bien à droite ?» Gérard, assis à la place du mort, se penche par la portière : «non, il y a encore 1 mètre, tu peux serrer !» Avec tout cela, nous atteignons Châteauroux un peu avant 8 heures. arondePremier arrêt dans une station service et, stupéfaction, il n’y a déjà presque plus d’huile ! Nous complétons le niveau, et après un petit café, nous reprenons la route, cette fois sur la nationale 20, le trafic devient plus important, et François redouble d’attention. Bientôt, il faut stopper, car la ceinture qui tenait le pot d’échappement a fini par se consumer.. Heureusement, nous parvenons à prélever un peu de fil de fer sur une clôture, ce qui nous permettra de continuer jusqu’au bout. Il est bien 10 heures 30 lorsque nous atteignons Limoges, et François, visiblement éprouvé, demande une pause. Nous entrons dans un bar, où il commande… un verre d’eau avec 2 aspirines ! Après cela, la fin de voyage se fera sans trop de péripéties, et nous rallions enfin Penne du Tarn à 17 heures passées. Notre président Pierre Saint-Michel, parti en même temps que nous à bord de sa Coccinelle, est plutôt soulagé : il était arrivé depuis midi et commençait à être inquiet !

Post scriptum : si vous avez des souvenirs à raconter, n’hésitez pas à nous envoyer un texte. Et bien sûr s’il y a des photos pour illustrer, ce serait la cerise sur le gâteau !

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