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1969 : l’Ardèche. 20 septembre 2017

Posté par scblois dans : Activités,Non classé,Souvenirs , trackback

Aven marteau 08-1969Aven du Marteau : échelle, dudule, combinaison de toile à même la peau…
Après deux camps à Penne du Tarn en 1966 et 1967, 1968 est une année sans.

L’équipe du départ s’est dispersée, nous ne restons véritablement que deux à vouloir continuer.
Ce sera chose faite dès le week-end de la Toussaint où une nouvelle équipe se forme.
Et nous décidons aussitôt d’un objectif pour le camp de l’été 1969 : ce sera l’Ardèche.
Première étape : trouver les renseignements et les topos sur les cavités. A cette époque ce n’était pas évident pour un tout jeune club qui de surcroît n’était pas encore fédéré.
Mais le BRGM tenait à Orléans un fichier des cavités, ce qui nous a permis de prendre des notes et de reproduire les topos sur papier calque, car il n’y avait même pas de photocopieur !
Au passage, le fichier était tenu par Louis Molinard, un ancien du Spéléo Club de Rabat, qui nous a parlé de ses explorations au Maroc et d’un certain Kef Toghobeit… mais c’est une autre histoire !
C’est donc décidé pour un camp de 3 semaines en Ardèche, et nous serons 9 à partir : Hubert Dupou, Michel Bracquemond, Michel Chassier, Norbert Figarol, Daniel Lelièvre, Jean-Paul Bonilli, Annick Bracquemond, Jean-François Hazon, Pascal Badaire.
Neuf, mais seulement deux 2CV, celle de Hubert et celle de Daniel pour rallier l’Ardèche, avec en plus tout le matériel !
Pas évident. Il faudra que Norbert fasse le voyage par le train.
Rallier Blois à Vallon Pont d’Arc en 2CV surchargées, un jour de grand départ, en empruntant la nationale 7, on a du mal aujourd’hui à imaginer !
A vrai dire, nous n’avons pas vu beaucoup de bouchons… vu qu’ils étaient derrière nous !
Arrivés sur place, nous trouvons à nous installer « dans les terres », car les bords de l’Ardèche, à cette époque déjà, étaient occupés par de nombreux campings, incompatibles avec notre budget et surtout avec nos horaires complètement décalés.
Mais grâce à Lionel Jarnieux, un ancien de la MJC Villeurbanne devenu directeur de la MJC Bégon à Blois, nous avions un point de chute sur un petit terrain entre vignes et garrigue… chez un viticulteur qui sera aussi notre fournisseur durant le camp.
Nous commençons très vite nos visites : la Roche aux Fées, aven de Mézelet, du Grand Combe, du Marteau.
Et après chaque explo, baignade dans l’Ardèche, ce qui permettait aussi de nettoyer le matériel, et retour au camp pour préparer la bouffe. Et s’il n’était pas trop tard, un petit tour à Vallon après manger.
Nous visitons encore l’aven de Chenivesse, où pour la première fois nous rencontrons du CO2.
Ensuite, nous déplaçons notre camp au refuge de Saint Remèze.
Refuge Saint Remèze 1969

Soirée au refuge de Saint Remèze en 1969. De gauche à droite : Jean-François, Annick, Norbert, Hubert, Jean-Paul, Pascal, Daniel. Photo de Michel Bracquemond, Michel Chassier tient le flash.

De là nous visiterons le Devèze de Virac, puis Vigne-Close, avec des spéléos jurassiens rencontrés sur place.
Pour notre club encore jeune, c’était déjà une exploration sérieuse : une série de puits menant dans une petite salle à -120, d’où partait encore un puits 40 ou 50 m.
A cette époque, la descente et la remontée se faisaient à l’échelle et nous étions assurés par une corde dynamique, mais cela demandait de laisser des équipiers en relais.
Pour corser le tout, nous retrouvons à nouveau du CO2 dans le dernier puits de Vigne Close, ce qui nous oblige à renoncer.
Nous étions descendus à 4 ou 5 ou jusqu’à -120, la remontée va prendre quelques temps, et nous retrouvons le refuge qu’au milieu de la nuit, ce qui ne nous empêche pas de faire la fête !
Nous visiterons encore le Midroï où le niveau de l’eau nous oblige à utiliser des canots pneumatiques, mais la grotte est magnifique.
Enfin nous n’avons pas manqué Saint Marcel et ses immenses galeries.
J’oublie sans doute une ou deux autres cavités.
Un camp dont tous les participants garderont un souvenir inoubliable, et qui aura vraiment soudé notre équipe, en attendant de nous lancer, un an plus tard, dans l’aventure marocaine.
Mais d’ici là, nous aurons encore beaucoup de préparation et d’entraînement pour affronter cette fois un gouffre qui frôle les -400.

 

 

 

 

Commentaires»

  1. Une petite rectification : François GAUTHIER n’était pas présent en Ardèche …. mais par contre j’étais présent à cette aventure mémorable !! C’était mon premier « camp » spéléo. j’avais rejoint le groupe au dernier trimestre 1968 (avec Jean François) . Quelques semaines avant de partir, j’avais acheté en toute confiance ma première voiture, une 2cv de 1958 (sans trop regarder). En fait, le châssis était un peu pourri !! et bien sur pendant le séjour en Ardèche, sur un mauvais chemin, un montant du châssis a atterri sur une pierre! De plus le moteur était plutôt fatigué. La voiture a donc fini sa carrière à la casse quelques mois plus tard!!
    Hubert

  2. Désolé, je rectifie, d’ailleurs on te voit bien sur la photo, et la 2ème 2CV c’était bien sûr la tienne!

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